
Author: Jean Sioui
Disponible sur le site de Mémoire d’encrier
Description tiré du site de Mémoire d’encrier :
Une femme a laissé sa voix sur un lit de préjugés. J’ai reconnu son cri. Je l’habite et le propulse dans mes poèmes.
Ce recueil de poèmes dédié aux enfants de Joyce Echaquan est un cri du cœur. Jean Sioui, Wendat et aîné, frappe à la porte de la justice. Le poème, alerte rouge contre l’apathie et l’indifférence, évoque l’histoire tragique des Premières Nations. Ce livre est aussi un cri de ralliement et de solidarité entre Autochtones afin de trouver les mots pour nommer et combattre la discrimination systémique.
« Prologue » Au couchant de la terre promise (2021)
Une femme a laissé sa voix sur un lit de préjugés. J’ai reconnnu son cri. Je l’habite et le propulse dans mes poèmes.
Un mauvais virus a fait de nous des ermites terrorisés. L’idée me vient de vous serrer dans mes mots.
Le monde prend de l’âge. Il s’éteint entre l’abre et l’écorce. Cet écrit invite à prendre conscience du peu de temps qu’il nous reste pour défendre la terre.
Un temps nouveau nous entraîne dans un dialogue face au monde. L’éternité s’approche de nous. Dans une soif d’existence, l’écriture de ce recueil brise des silences et nous fait voler face à face au-dessus de notre soif d’un avenir meilleur.
Je suis ce Wendat qui brise des silences intérieurs pour vous parler à la manière de mon père. Nous sommes des différences de toutes les couleurs. Je ne suis qu’une alerte rouge dans l’étincelle de vos yeux.
« Au secours de mes cris » Au couchant de la terre promise (2021)
Un blizzard a percé l’écran de ma vie
Tourbillon dans mon cœur
Mon âme l’a saisi
Pour en faire une larme
Qui a mouillé les yeux du monde entier
Le sourire de Joyce m’a dit
Pleure
Apaise les préjugés
Avant que la tempête brise les humains
Des cris se perdent dans un corridor
aux oreilles dures
Des poignards d’injures coulent entre les civières
Puis le mot fin s’écrit sur une ardoise
Nos cœurs en larmes s’évadent
Longent des murs blancs
À l’écart d’un tombeau de douleurs
Où dort la femme
Qui ne s’éveillera plus

